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Mets ta capuche - Blog Cinéma - Critiques de Films http://www.metstacapuche.com Sat, 08 Oct 2011 08:22:32 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.3 RDV sur WhereTheMoviesAre.com http://www.metstacapuche.com/2011/10/rdv-sur-wherethemoviesare-com/ http://www.metstacapuche.com/2011/10/rdv-sur-wherethemoviesare-com/#comments Sat, 08 Oct 2011 08:22:32 +0000 Julien Z http://www.metstacapuche.com/?p=2372 RDV sur WhereTheMoviesAre.com

Toutes les nouvelles (et anciennes) critiques sont sur ce nouveau site qui bientôt remplacera Mets Ta Capuche.

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Submarine http://www.metstacapuche.com/2011/08/critique-film-submarine/ http://www.metstacapuche.com/2011/08/critique-film-submarine/#comments Tue, 09 Aug 2011 01:00:46 +0000 Julien Z http://www.metstacapuche.com/?p=2329 Critique film : Submarine, réalisé par Richard Ayoade, d’après le roman de Joe Dunthorne, avec Craig Roberts, Sally Hawkins, Yasmin Paige, Noah Taylor, Paddy Considine… sortie cinéma 07/2011

La bande-annonce enivrante de Submarine m’avait convaincu sans afficher le nom du réalisateur, simplement par son montage astucieux sur l’une des plus sublimes chansons de Jacques Brel. Alors quand il m’est apparu qu’il s’agissait de Richard Ayoade (également scénariste) aux commandes, je n’en fus que plus ému. Si vous ne connaissez pas encore Richard Ayoade, il est grand temps de vous remuer le/la cul(ture) et de jeter un œil à sa biographie. Il n’est nul autre que l’interprète génial de Moss dans la série humoristique et britannique The IT Crowd créée par Graham Linehan, certainement l’une des plus incontournables du moment pour ses personnages hilarants et sa maîtrise prodigieuse du comique de situation.

Submarine raconte à la première personne un épisode de l’adolescence d’Oliver Tate, ce en une introduction, 3 actes et un épilogue. A 15 ans, son raisonnement sur la vie et la manière de vivre est déjà très fondé, intelligible, peut-être pas intelligent, mais pétillant de bonne volonté, ce qui n’est pas le cas de la majorité des jeunes gens de son âge. Entre crise identitaire, quête amoureuse, et recherche de repères parentaux, Oliver Tate scénarise plus ou moins inconsciemment son quotidien comme dans l’un de ces films romantico-indépendants où la caméra s’éloigne de son sujet (lui en l’occurrence) en travelling arrière lors des instants les plus émotionnellement riches.

La qualité du scénario, de la mise en scène, des dialogues, du montage, du jeu des acteurs ne font aucun doute. Je suis face à un film mené d’une main de maître tant sur le fond que sur la forme. Chaque acte se construit sur une rythmique différente, conservant toutefois un fil rouge passionnant : la construction identitaire de cet adolescent comme les autres, mais pas tout à fait, face à des évènements dans lesquels il est plus ou moins impliqués comme sa première expérience sexuelle, le cancer de la mère de sa petite amie ou encore la relation illégitime entre son voisin gourou et sa propre mère. Le suivre dans son évolution ponctuée de situations drôles et légères autant que pesantes et marquantes est un pur bonheur. La délicatesse ironique et humoristique de l’ensemble en fait une œuvre décidément brillante.

Le cinéma britannique a le vent en poupe depuis quelques temps, qu’il soit plus ou moins indépendant ou populaire : Good Morning England, Le Discours d’un Roi, We are four lions… et j’en passe.

8/10

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L’Étrange histoire de Benjamin Button http://www.metstacapuche.com/2011/08/critique-film-l%e2%80%99etrange-histoire-de-benjamin-button/ http://www.metstacapuche.com/2011/08/critique-film-l%e2%80%99etrange-histoire-de-benjamin-button/#comments Mon, 08 Aug 2011 14:05:59 +0000 Julien Z http://www.metstacapuche.com/?p=2316 Critique film : L’Étrange histoire de Benjamin Button (The Curious Case of Benjamin Button), réalisé par David Fincher, adapté d’une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormond, Taraji P. Henson, Jason Flemyng, Tilda Swinton, Jared Harris… sortie cinéma 02/2009

« L’Etrange histoire de Benjamin Button » est un titre qui parle de lui-même. David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network… pour ne citer qu’eux) adapte ici la nouvelle de F. Scott Fitzgerald, et jongle entre le biopic et le conte fantastique. Ce ne sont pas seulement le formidable travail de maquillage et la minutie  de la réalisation graphique sur le personnage de Benjamin Button pour le rajeunir physiquement d’un bout à l’autre du film, ni la qualité des reconstitutions des décors et des costumes pour correspondre parfaitement aux différentes époques et pays traversés, ni le jeu formidable des acteurs (Brad Pitt en tête évidemment) qui font la qualité de ce projet ambitieux. C’est surtout qu’il s’agit d’une histoire, au sens propre du terme. Une merveilleuse fable que l’on conte à un public les yeux écarquillés et avide de savoir la suite. Un peu à la manière d’un Big Fish (Tim Burton), d’un Neverland (Marc Forster) ou d’un Mr. Nobody (Jaco van Dormael).

A noter, le rôle succinct de Elle Fanning, récemment à l’affiche dans le Somewhere de Sofia Coppola et actuellement dans le Super 8 de J.J. Abrams.

8/10

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Le Moine http://www.metstacapuche.com/2011/08/critique-film-le-moine/ http://www.metstacapuche.com/2011/08/critique-film-le-moine/#comments Mon, 01 Aug 2011 01:00:40 +0000 Julien Z http://www.metstacapuche.com/?p=2294 Critique film : Le Moine, réalisé par Dominik Moll, d’après le roman de Matthew G.Lewis, avec Vincent Cassel, Déborah François, Joséphine Japy, Sergi López, Catherine Mouchet… sortie cinéma 07/2011

Cette fin de mois de Juillet n’a pas laissé le soleil s’exprimer comme il se devait sur l’hexagone. Beaucoup se sont donc réfugiés dans les salles de cinéma, le plus souvent pour voir les blockbusters du moment ou les comédies françaises de bas étage. C’est ainsi que Le Moine, le dernier film du réalisateur Dominik Moll (à qui l’ont doit notamment l’encensé Harry, un ami qui vous veut du bien) s’est retrouvé projeté dans la salle la plus restreinte de l’UGC Lille (à peine 80 places à vue d’œil). Vincent Cassel (La Haine, Dobermann, Mesrine, Black Swan…) qui enfile l’habit du moine ça n’attire pas les foules. C’est bien dommage compte tenu de la qualité de son jeu.

Il s’agit d’Ambrosio, déposé à l’état d’avorton à la porte d’un couvent et recueilli et élevé par les moines. Nous sommes en Espagne, au XVIIème siècle, mais espace et temps ont peu d’importance finalement. Ambrosio grandit et devient moine à son tour. Il devient même Le Moine, celui qui a consacré sa vie entière à l’apprentissage, la digestion et l’application des préceptes catholiques, et réputé alentours pour la conviction enivrante de ses homélies. Sa chute inéluctable vers le péché résultera de l’arrivée d’un disciple masqué et énigmatique qui semble lui vouer un fanatisme tout sauf pieux.

Oppressant, noir, efficace, intriguant, démoniaque. Ce sont les adjectifs qui me viennent à l’esprit quand il faut décrire le climat du film. Je repense à La Neuvième porte (The Ninth Gate) de Roman Polanski par exemple, pour évoquer le type de malaise qui s’installe. La trame générale se construit à la manière d’une tragédie grecque passionnante. La progression du personnage vers sa propre déchéance est terriblement prenante tant sa mise en scène par le diable, et par extension par le réalisateur, est habile et machiavélique. Sur la forme, j’identifie une volonté du réalisateur de troubler physiquement et psychologiquement son public. Dans sa façon de faire se succéder des scènes très sombres et d’autres très lumineuses (c’est assez agressif), d’ouvrir ou conclure certaines séquences par un rond qui enferme ou libère l’image, ou encore d’évoquer la peur par un jeu d’images en négatif ou des plans figés de gargouilles aux faciès peu rassurants. Je retiens également le masque du disciple (une capuche dans l’œuvre originale de Matthew G.Lewis). Il est figé d’effroi et annoncé comme dissimulant un visage atrocement brûlé. Mais la tentation de voir ce qui se cache derrière, malgré la peur, est grandissante jusqu’à finalement le découvrir et s’apercevoir que ce qu’il dissimule est une tentation encore plus grande…

Le Moine est une drôle d’expérience, encore plus dans le cadre d’une salle de cinéma minuscule car c’est finalement plus immersif. Les effets spéciaux et les raccords sont dignes des logiciels de montage amateurs les plus basiques… Tout est misé sur la qualité du script et franchement, c’est un mal pour un bien. Pourtant, ce n’est pas un film accessible, même si le propos est plutôt simple. A voir si vous êtes amateurs du genre ou réellement intrigués.

7/10

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Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-harry-potter-et-les-reliques-de-la-mort-%e2%80%93-partie-2/ http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-harry-potter-et-les-reliques-de-la-mort-%e2%80%93-partie-2/#comments Fri, 29 Jul 2011 01:00:54 +0000 Julien Z http://www.metstacapuche.com/?p=2275 Critique Film : Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 (Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2), réalisé par David Yates, d’après le roman de J.K. Rowling, avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson… sortie cinéma 07/2011

Comment passer à côté du blockbuster de l’été 2011 ? Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 (Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2) conclut la saga littéraire et cinématographique la plus emblématique et populaire de ce début de XXIème siècle. Bien sûr, il y aura toujours les aigris marginaux qui seront là pour signifier qu’ils s’en moquent. Seulement, contourner Harry Potter à notre époque, c’est un peu comme ne pas être inscrit sur Facebook par esprit de contradiction, c’est dommage… On peut reprocher beaucoup à l’œuvre de J.K. Rowling, mais certainement pas d’avoir fait rêver des dizaines de millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes et vieux adultes à travers le monde entier. Rien que pour ça, je marque un temps et tire mon chapeau à la dame.

Maintenant il s’agit de rentrer dans le vif du sujet : que vaut l’adaptation au cinéma du dernier volet des aventures de l’apprenti sorcier le plus célèbre du monde ? Avec David Yates toujours aux commandes, avec un panel d’acteurs (Alan Rickman, Helena Bonham Carter, Maggie Smith, Michael Gambon, Ralph Fiennes, Robbie Coltrane, Rupert Grint, Emma Watson…) toujours aussi impressionnants (Daniel Radcliffe tient sérieusement le bon bout et il était temps !), avec la 3D (même si encore une fois, en dehors d’un effet d’optique amusant, je trouve que ça n’apporte rien d’incroyable et qu’on s’en passerait bien), avec toujours des raccourcis plus ou moins judicieux, cette seconde partie concurrence largement la première, déjà plutôt réussie. En fait, si Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 1 tablait sur une ambiance glaçante et oppressante pour signifier le spectre de Voldemort planant sur nos trois héros Harry, Hermione et Ron, Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 accélère le tempo et propose un florilège de séquences riches en action et très impressionnantes visuellement. A l’image de l’évasion du dragon gardien de Gringotts, la banque des sorciers, ou encore de l’emblématique bataille finale qui opposera Poudlard aux terribles Mangemorts.

L’intensité des scènes qui font les grandes révélations de l’ensemble de la saga Harry Potter – et je n’irais pas plus loin dans la signification de ces scènes pour ne rien « spoiler » à ceux qui ne l’ont pas encore vu – est juste et bien amenée. J’ai toujours le souvenir de la mort de Dumbledore, facile et sans impact, dans l’adaptation d’Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé (Harry Potter and the Half-Blood Prince) du même réalisateur David Yates. Ce dernier a su trouver le dosage exact, pour les deux épisodes finals, afin de rendre chacun de ces instants saisissants, parfois poignants, mais jamais ridicules ou excessifs.

Je ne suis qu’un admirateur modéré de l’œuvre de J.K. Rowling, pourtant j’ai lu tous les livres et vu tous les films. Je me rappelle notamment cette nuit blanche, autour de mes 17 ans, à ne plus pouvoir me défaire du 3ème opus : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban. Une de mes plus intenses expériences littéraires. Mais j’ai autour de moi des personnes qui ont grandi avec Harry Potter autant que des personnes qui ne s’y sont que très peu intéressées. Pourtant, à la fin de la projection d’Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2, quand l’épilogue a exaspéré ou fait sourire toute la salle, je n’ai pu m’empêcher de penser que pour tous, chacun à son niveau, chacun voulant l’admettre plus ou moins, une page se tournait. Et je n’en démordrai pas.

Merci Harry ;)

7,5/10

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Les Contes de la nuit http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-les-contes-de-la-nuit/ http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-les-contes-de-la-nuit/#comments Thu, 28 Jul 2011 05:00:30 +0000 Margot http://www.metstacapuche.com/?p=2261 Critique film : Les Contes de la nuit, réalisé par Michel Ocelot, avec les voix de Julien Beramis, Marine Griset, Michel Elias… sortie cinéma 07/2011

Chacun y trouvera son Conte !

Conteur, enchanteur, peut-être même sorcier, Michel Ocelot a inventé un univers de synthèse aux formes et aux couleurs enchanteresses dont lui seul a le secret. En plus de nous faire voyager à travers les civilisations, les peuples et les coutumes, il réussit toujours à glisser un réel message d’humanité sans jamais basculer dans le côté lourd et moralisateur.

Ainsi nous avons appris grâce à Kirikou que nous créons nos propres peurs et que le courage ne se mesure pas à la taille, et avec Azur et Asmar que nous sommes tous différents et pourtant tous identiques. Toujours en gardant le même fil conducteur avec Les Contes de la nuit, le réalisateur amène une dimension nouvelle à ses dessins et nous permet de voyager toujours plus loin dans ce monde plein de magie et de poésie.

Dans un cinéma désaffecté, un garçon, une fille et un vieux technicien se retrouvent chaque soir pour faire revivre les légendes inconnues des quatre coins du monde. Loups-garous, fées, princesses, tamtams magiques ; des Antilles au Tibet en passant par l’Amérique des Aztèques, ces six petites histoires permettent au réalisateur d’aborder chaque tableau avec un graphisme différent et au spectateur de ressortir avec l’impression d’avoir vu plusieurs courts-métrages.

Et à l’heure où la 3D imposée commence sérieusement à nous peser, il faut reconnaître qu’elle donne ici une profondeur incroyable à l’image et nous plonge vraiment dans la magie du dessin animé. Enfin, j’insisterais sur le fait que cette série de contes n’est pas un énième film d’animation pour adulte, mais bien un ensemble d’histoires d’adultes, racontées par des enfants, et dans lesquelles tous les âges peuvent se retrouver.

Allez-y, c’est tellement joli !

7/10

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Super 8 http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-super-8/ http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-super-8/#comments Wed, 27 Jul 2011 05:00:39 +0000 Amaury http://www.metstacapuche.com/?p=2246 Critique film : Super 8, réalisé par J.J. Abrams, avec Joel Courtney, Elle Fanning, Kyle Chandler… sortie cinéma 08/2011

Avis aux nostalgiques de ET, des Gremlins, des Goonies et autres productions Spielberg ! Steven revient, cette fois pour épauler le fameux J.J. Abrams* qui réalise pour la première fois autre chose qu’un remake. A moins que…

Alors ça commence bien. On retrouve avec joie l’ambiance des prémices des 80’s américaines, le récit se situant en 1979, dans « une petite ville tranquille » de l’Ohio. On fait la connaissance de la bande d’enfants héros du film, mais aussi de leurs parents paumés. Alors qu’ils tournent en pleine nuit un film de zombie avec les moyens du bord (la caméra Super 8 du titre), ces enfants assistent à une spectaculaire collision entre une voiture et un train militaire. La police s’en mêle, l’armée aussi, des animaux et des hommes disparaissent… Qu’y avait-il dans ce train et qui semble s’être enfui cette nuit-là ?

La seconde partie du récit est malheureusement moins intéressante, car trop de clichés tuent le cliché. En effet, il faut bien admettre que les personnages restent à l’état de caricature et les relations conflictuelles (parents / enfants, amour impossible, recherche du « monstre ») se résolvent trop facilement. Du coup, tout s’enchaîne sans subtilité et les acteurs finissent par en faire des tonnes, comme Elle Fanning, plus craquante dans le Somewhere de Sofia Coppola qu’ici en « love interest ». Restent des effets spéciaux réussis, une mise en scène maîtrisée, et une mise en abîme marrante via le film que réalisent les enfants. Le mieux, avant de voir Super 8, c’est donc de se dire que l’on va assister à un hommage sympa au genre SF familiale, très geeky-référencé (restez pour le générique de fin !), mais surtout à un film pop-corn inoffensif.

7/10

*Petite filmographie sélective et rapide de l’incontournable J.J. Abrams :

Armageddon (scénariste), Lost (réalisateur, scénariste), Mission Impossible III (réalisateur, scénariste), Fringe (compositeur, producteur exécutif, créateur, scénariste), Cloverfield (producteur), Star Trek (réalisateur, producteur) …

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A Single Man http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-a-single-man/ http://www.metstacapuche.com/2011/07/critique-film-a-single-man/#comments Tue, 26 Jul 2011 11:07:30 +0000 Fanny http://www.metstacapuche.com/?p=2231 Critique film : A Single Man, réalisé par Tom Ford, avec Colin Firth, Julianne Moore, Nicholas Hoult, Matthew Goode… sortie cinéma 02/2010

A Single Man raconte une journée particulière dans la vie du professeur George Falconer, désespéré depuis la mort de Jim, l’homme de sa vie. Une journée qu’il envisage comme la dernière tant la solitude le pèse. Adapté du roman du britannique Christopher Isherwood, il s’agit du premier long-métrage de l’américain Tom Ford, couturier très renommé et influent. Loin d’être un caprice de star, A Single Man est une merveille. C’est un film intimiste reposant avant tout sur son personnage principal, incarné avec excellence par l’incontournable Colin Firth, récompensé à la Mostra de Venise 2009 par le prix d’interprétation masculine. La scène dans laquelle son personnage apprend le décès de son amant et la magnifique scène finale m’ont complètement bouleversée. La justesse du jeu est incroyable. Cet acteur est capable de transmettre beaucoup d’émotions avec peu de mots, comme il le prouvera encore par la suite dans le brillant film de Tom Hooper : Le Discours d’un Roi.

A Single Man m’impressionne aussi par la richesse étudiée de chaque plan. On reconnaît à Tom Ford (et à son équipe, incluant Arianne Phillips, la créatrice des costumes) son sens du détail dans la reconstitution de l’ambiance des 60′s extrêmement soignée (décors, costumes, langage…), mais aussi son ingéniosité dans les jeux de lumière et de couleurs qui évoluent en fonction de l’état d’esprit du personnage. Malgré une apparente sobriété, certaines scènes mériteraient plusieurs visionnages pour saisir tout ce que le réalisateur voudrait transmettre.

Si le film commence en évoquant la mort d’un personnage, si ce personnage plane sur tout le film comme une présence spectrale, ne vous y trompez pas. C’est avant tout de la Vie dont il est question, et des petites choses qui font qu’elle vaut la peine d’être vécue.  C’est dans le portrait d’un être défait et mélancolique, confronté aux hasards qui bouleversent une existence, que l’on trouve des raisons d’espérer, de croire, de s’accrocher. Ainsi, la froideur du début fait place à une chaleur troublante, et l’émotion, si elle se perd parfois dans une ambition esthétique affichée, est bel et bien présente.

8,5/10

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Kung Fu Panda 2 http://www.metstacapuche.com/2011/06/critique-film-kung-fu-panda-2/ http://www.metstacapuche.com/2011/06/critique-film-kung-fu-panda-2/#comments Thu, 23 Jun 2011 12:32:15 +0000 Julien Z http://www.metstacapuche.com/?p=2212 Critique film : Kung Fu Panda 2, réalisé par Jennifer Yuh, studio Dreamworks, avec les voix de Jack Black, Angelina Jolie, Dustin Hoffman… sortie cinéma 06/2011

« Ce serait l’histoire d’un gros panda goinfre, il aurait été adopté bébé par une oie qui tient un restaurant de nouilles dans un village reculé de la Chine, et son rêve se serait de devenir un pro du Kung Fu« . Quand les scénaristes Jonathan Aibel et Glenn Berger ont été vendre ça au big boss du studio Dreamworks, s’attendaient-ils à ce que le premier volet des aventures de Po, réalisé par Mark Osborne et John Stevenson, reparte avec l’Oscar du meilleur film d’animation, le Golden Globe pour la même distinction, 9 Annie Awards (une consécration dans le domaine de l’animation)…  ? Le fait est que Kung Fu Panda était plutôt réussi, plutôt drôle, plutôt beau, et surtout excellent en matière d’animation. L’attention et le soin portés à chorégraphier les combats, présentant divers styles ancestraux du Kung Fu, à définir l’identité gestuelle des personnages, ou encore à construire les décors, étaient vraiment impressionnants.

Il était évident, donc, que Dreamworks n’allait pas en rester là après un tel succès. Et effectivement, Po rempile pour un second épisode qui, fort heureusement, a le mérite de se hisser à la hauteur du premier. Mêmes scénaristes, plus ou moins la même équipe artistique, mais c’est Jennifer Yuh, déjà présente sur le premier scénario, qui prend les commandes côté réalisation. Po, aujourd’hui surnommé « le Guerrier Dragon » est fier, vaillant et toujours aussi gauche. Entouré des Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe, il devra en découdre avec un Paon malfaisant qui détient le secret de ses origines et a l’ambition de détruire la Chine à l’aide d’une arme dévastatrice.

Le temps que le scénario s’installe et c’est parti ! Florilège de blagues en tous genres, personnages attachants et charismatiques, des idées amusantes pour éviter un simple plagiat du premier volet : par exemple les séquences d’animation 2D pour évoquer le passé de Po, ou encore la manière dont le panda interagit avec ses cinq compères pour kung fu fighter. Le plus agréable étant que Po reste Po et ne démord pas de sa maladresse, de sa gourmandise, encore moins de son côté « fat geek fan de Kung Fu« , ce qui donne naissance à des scènes réellement poilantes.

A signaler, maintenant que la 3D a envahi nos écrans à mon grand regret, que j’ai vu Kung Fu Panda 2 sans me ruiner les yeux avec leur procédé sans intérêt, et que j’y ai pris bien plus de plaisir ainsi.

7/10

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Blue Valentine http://www.metstacapuche.com/2011/06/critique-film-blue-valentine/ http://www.metstacapuche.com/2011/06/critique-film-blue-valentine/#comments Wed, 22 Jun 2011 15:27:30 +0000 Julien Z http://www.metstacapuche.com/?p=2199 Critique film : Blue Valentine, réalisé par Derek Cianfrance, avec Ryan Gosling, Michelle Williams, Mike Vogel… sortie cinéma 06/2011

Il y deux films en un dans Blue Valentine. L’un conte une rencontre, l’autre une défaite amoureuse. Mais ce sont les mêmes personnages, à deux époques différentes, qui construisent la romance et la détruisent quelques années plus tard. Grâce aux interprétations tantôt attachantes tantôt émouvantes de Ryan Gosling et Michelle Williams, le film comble sa longueur parfois pesante et la mélancolie fataliste de son propos, quelque peu déstabilisante. La jolie bande-annonce annonçait des allures d’Away we go, hymne cinématographique et contemporain à la complicité d’un couple amoureux, mais Blue Valentine est en fait très différent, beaucoup plus amer, sans être décevant cependant. A noter tout de même, l’excellente BO du groupe Grizzly Bear et la qualité du morceau au ukulélé interprété par Ryan Gosling himself.

6,5/10

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