Critique film : 127 heures (127 hours), réalisé par Danny Boyle, avec James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara… sortie cinéma 02/2011
Ce sacré Danny Boyle… Il fait partie des réalisateurs immanquables de l’entre deux siècles et quasiment tous ses films sont restés marquants d’une façon ou d’une autre. Au compteur (pour rappel) : Petits meurtres entre amis (Shallow grave), Trainspotting, La Plage (The Beach), 28 jours plus tard (28 days later), Sunshine, Slumdog Millionaire… Et BAM ! La tonalité est donnée. Lorsque que l’on va voir un projet signé « Danny Boyle », on sait que le bougre n’a pas peur de donner forme à des scénarios ambitieux*.
A l’heure qu’il est, tout le monde connaît plus ou moins l’histoire d’Aron Ralston, aventurier téméraire qui en arrivera à se broyer la main sous un rocher d’une crevasse des gorges de l’Utah. Si bien qu’il y restera coincé pour 127 heures. Un peu plus de 5 jours durant lesquels il survivra figé, à force d’instinct et de bonne fortune.
Quelles sont donc les bonnes raisons d’aller voir et revoir un film dont on connaît déjà précisément l’histoire, et souvent le salvateur mais terrible dénouement ?
Raison n°1 : Danny Boyle retranscrit à la perfection l’immense solitude de son personnage, le poids des minutes sur sa conscience, son sang froid ou sa détresse, ses carences alimentaires et affectives, et surtout la légitimité des actes qui l’amèneront à en découdre avec l’inconfortable situation.
Raison n°2 : La performance de James Franco. Acteur de plus en plus en vogue à Hollywood, il m’avait déjà marqué dans son second rôle dans Harvey Milk de Gus Van Sant et sa dernière apparition dans The Green Hornet de Michel Gondry était à retenir.
Raison n°3 : Le final magistral. Tout le film vous plonge, avec intelligence et mesure, dans une empathie telle pour la personne d’Aron Ralston, que vous êtes forcés de ressentir le dénouement avec toutes vos tripes. Le tout porté par une merveilleuse chanson du groupe Sigur Ròs, le frisson est garanti.
D’une manière assez inexplicable, je suis toujours ressorti changé des films de Danny Boyle. Celui-ci ne fait pas exception et définit le réalisateur comme toujours plus incontournable.
8/10
*Son scénariste sur Sunshine et 28 jours plus tard, Alex Garland, est actuellement à l’affiche avec Never let me go.






L’enfermement, l’espoir de s’en sortir. La tension monte. L’histoire d’Aron Ralston aurait pu être une histoire ennuyante. Pas du tout. Danny Boyle et James Franco ont rendu le tout étonnant. Les petits rien qui font beaucoup dans la réalisation ( la vue intérieur du goblet à eau, le tendon accordé à un bruit de violon stridant, la beauté du montage vidéo) et surtout la performace impressionnante de James Franco débordant de charme et de réalisme.
Une aventure à ne pas manquer.
Je suis restée scotché devant ce film et en suis ressortie dans un étrange état. J’avais mal au bide, la nausée et même angoissée.
Mais c’est du grand Danny Boyle et surtout quelle interprétation de James Franco! Il nous tiens en haleine tout le long et pourtant je n’attendais pas beaucoup de sa part après ne l’avoir vu que dans Spider Man.
Malheureusement je me suis rendue compte que pas mal de gens avaient peur de voir ce film.
Danny Boyle appelle un chat, un chat et c’est tant mieux.
A voir.