Critique Film : Splice de Vincenzo Natali, réalisateur et scénariste, avec Sarah Polley, Adrien Brody, Delphine Chaneac… sortie cinéma 06/2010
Splice se classe parmi ces films de science-fiction qui aiment jouer avec les codes ADN pour cloner, améliorer ou encore, comme c’est le cas ici, fusionner plusieurs espèces et en créer une nouvelle. Sujet efficacement scénarisé pour donner naissance à une créature énigmatique au charme incertain, aux traits humains et aux facultés animales, dont on ne sait jamais s’il faut la craindre ou l’aimer, l’accuser ou l’excuser. Qui est le monstre de la créature ou du créateur ? Peu à peu le débat devient intérieur sans être pesant, mais personnellement je n’y trouve pas de réponse.
Le scénariste et réalisateur du premier Cube s’amuse avec ses thématiques favorites, à savoir la dualité, l’instinct de survie… Et si la fin prend des tournures de mauvais film d’horreur, Splice se défend dans l’ensemble avec un contenu pas inintéressant et nous rappelle à ce style ambitieux et créatif qu’est la SF génétique et eugénique, toujours empreinte des interrogations éthiques et morales de notre société moderne.
6,5/10






C’est marrant la vie parfois, j’ai justement vu ce film hier soir et paf, la critique est publiée peu après sur Mets ta capuche !
Une semi-déception pour moi, j’ai trouvé l’ouverture un peu kitch et manichéenne (ho les fous de scientifiques qui jouent à Dieu et mélangent sans difficulté l’humain et l’animal).
La suite élargit la réflexion, se révélant moins cousue de fil blanc que redouté.
Tous ces efforts pour parvenir à cette conclusion flottante, à ce final cynique un peu convenu, en tout cas déjà vu… Il y avait certainement de meilleures façons de poser le point final.
Ceci dit, ces points de vue sont personnels et le film en lui-même ne souffre, objectivement, pas trop la critique. On le regarde sans s’ennuyer ou ricaner, ce qui devient rare dans cette catégorie !
C’est vrai qu’il est rare de voir un film qui, dans le domaine de la SF, réussit à tenir la route sans paraître ridicule. C’est là tout le talent, je pense, de la plume de V.Natali, qui nous l’avait déjà prouvé avec Cube.