Critique Film : Raiponce (Tangled) des studios Disney, réalisé par Byron Howard et Nathan Greno d’après le conte des Frères Grimm, sortie cinéma 12/2010
Ça y est ! Enfin ! Le charme opère à nouveau avec Raiponce, que je prédis comme un futur grand classique. Pourquoi cet enthousiasme ? Parce que je me suis vu replonger en enfance, et j’ai ressenti à nouveau ce que je pensais impossible à retrouver, cette émotion si particulière et indescriptible définie comme « la magie de Disney » et qui s’applique à nous faire rêver, rire, pleurer, peur, aimer…
Pour ne rien dévoiler, disons que l’histoire est féérique et son timing dosé. Le conte des Frères Grimm est évidemment largement réadapté pour offrir une vision contemporaine et amusante mais qui reste intelligemment inscrite dans la plus pure tradition des productions du studio. Deux héros, une princesse naïve mais tellement pétillante et un voleur roublard mais tellement charismatique, s’entourent de compagnons d’une drôlerie sans faille et se confrontent à des aventures riches en retournements de situations et en rencontres. A savoir que les deux réalisateurs Byron Howard et Nathan Greno ont été assistés tout au long de la conception du projet par un certain Glen Keane, animateur depuis plus de 30 ans chez Disney, ayant travaillé notamment sur Aladdin et La Petite Sirène. L’influence s’en ressent énormément, aussi bien au niveau des dessins que pour les personnalités des personnages et les différents gags.
Il est plaisant de constater comme Raiponce a été peaufiné. Qu’il s’agisse des expressions d’un caméléon hilarant, de la manière dont la chevelure de la princesse est sans cesse participative, de l’importance redonnée à la présence oppressante d’un méchant, ou encore de la qualité des chansons qui interviennent de façon cohérente et contribuent à l’histoire… Au fond je n’ai peut-être qu’un seul regret : que le film soit en animation 3D. Si La Princesse et la Grenouille, au début de l’année, m’avait semblé inégal sur bien des points, le plaisir de retrouver le dessin-animé dans sa forme originelle m’avait réellement séduit et emporté.
Allez voir Raiponce et amenez-y vos enfants, car ce petit chef-d’œuvre pourrait bien devenir culte pour les toutes dernières générations, au point de les entendre fredonner dans une dizaine d’années encore, comme nous Ce Rêve Bleu et Hakuna Matata aujourd’hui, les mélodies qui le composent.
7,5/10






Il est déjà sorti?
Et non ! Il sort le 1er décembre, je l’ai vu en avant première
Frimeur, va.
Vu hier soir en famille. Hélas, il semble que ma femme et moi-même ne partagions pas ton enthousiasme sur Raiponce. Des chansons un peu trop présentes et en dessous de ce à quoi Disney nous avait habitué, et surtout la quasi intégralité des gags déjà présents dans la bande-annonce nous ont laissé un film avec assez peu de surprise.
Malgré cela, je suis devenu fan de Pascal, parce qu’il le vaut bien
Je l’ai vu un peu tard, et je ne suis peut-être pas dans l’enthousiasme de sa sortie au cinéma.
J’ai trouvé que le graphisme était très bien fait notamment la texture des cheveux…
Cependant, le copié collé avec Aladin (que j’ai du voir plus d’une dizaine de fois étant petite) m’a un peu déçue.
La tapis volant s’est transformé en gondole, les feux d’artifice en lampion, le rêve bleu par une autre chanson et Jafar par une sorcière qui reprend presque la fameuse phrase « la mort …par décapitation », il se trouve qu’ici c’est la pendaison.
Pour moi, Disney a repris une bonne recette qui avait fait un succès à l’époque en le remaniant avec un design plus contemporain : la barbichette du voleur-dragueur comparé au visage d’ange d’Aladin un peu timide, une princesse hyper débrouillarde contre une jasmine un peu flan flan…
Bref, un film d’animation sympathique a regardé mais qui j’espère restera au rang du bossu de Notre Dame, ou de Tarzan…..